Vert Sang
Vert Sang déploie deux séries en dialogue : des anthotypes, où la chlorophylle liquide, déposée directement sur papier Arches, laisse des empreintes fugaces, et des macros réalisées via un agrandisseur de laboratoire argentique modifié.
Entre le sang humain et celui de la plante, une mince différence de composition chimique : le magnésium au cœur de la molécule chlorophyllienne, le fer au cœur de l’hémoglobine, comme deux formes d’une même énergie vitale.
 
Dans cette alchimie, se dégradent les verts spectraux sous la lumière, tandis que les textures intimes, sondent l’architecture moléculaire du vert aux reflets sangs.
Voiles fragiles sur papier, elles invitent à habiter poétiquement les rythmes du vivant, manifestant énergies vitales interconnectées en éco-poétique contemporaine.
 
« Elle désigne l'eau, l'air, la terre, le feu, la faune, la flore… les rythmes des saisons, des jours et des nuits, du cœur et du souffle, de la veille et du sommeil, de la naissance et de la mort… Son champ polysémique se situe entre réel, imaginaire et symbolique : elle est ce qui menace et ce qui émerveille mais aussi ce qui « nous porte », commune vie de sève et de sang. »
Habiter, entre nature et émotion, Maurice Sauzet, préface de Chris Younès.